Montezuma : 8 jours entre jungle tropicale et plages paradisiaques

Ah le Costa Rica, notre avant-dernier pays de tour du monde… Un pays sans armée depuis 1948, qui utilise les fonds que cela libère pour l’éducation, la santé ou encore l’environnement. Un pays sauvage, coincée entre une côte Pacifique et Caraïbes, où un quart du territoire est sous protection environnementale. Un pays avec une excellente – si ce n’est la meilleure – qualité de vie pour l’Amérique centrale.

Ne vous inquiétez pas : on ne va pas vous pourrir d’articles sur ce pays, car là-bas, on n’a pas eu envie de bouger. Nous avions changé nos plans suite au décès du grand-père de Cindy et avions à peine 10 jours sur place.

Alors, oui, il y a de nombreux volcans, plein de réserves naturelles, une multitude de lieux où l’on peut observer mille et un animaux sauvages, mais les routes en bus sont longues malgré la petite taille du pays. Ainsi, on a préféré chercher un endroit pour se reposer sans faire trop de visites mais surtout un lieu au calme pour apaiser nos oreilles fatiguées par le bruit du Pérou. Bref, il nous fallait un petit coin de paradis pour se ressourcer ensemble. Et on l’a trouvé : bienvenue à la Casa de Ype (Jokodus Inn) à Montezuma, sur la péninsule de Nicoya !

Mais avant d’arriver là, nous avons dû prendre l’avion de Lima à San José, où l’atterrissage à peine quelques dizaines de kilomètres après la côte nous a fait réaliser à quel point le pays était vert, surtout en cette saison des pluies ! Nous n’avons pas été trop impactés par les pluies en journée, même si nous avons assisté aux pires éclairs qu’on n’ait jamais vu certains soirs : une vraie boule à facette disco qui scintillait très promptement de mille feux au beau milieu de la péninsule !

Nous avons fait nos premiers pas loin de là, à Alajuela, la ville de l’aéroport située à quelques kilomètres de la capitale. C’est là que nous avons commencé à sentir un peu l’âme du pays, tropicale mais américanisée (eh hop, un petit tour au Walmart pour faire les courses !), riche et pauvre à la fois mais surtout très paisible.

Nous avons tout de suite été impressionnés par la serviabilité des gens qui n’hésitent pas à rester plusieurs dizaines de minutes avec vous pour vous aider. Ils sont moins andins, assez habitués aux touristes et parlent tous assez bien anglais. On est devenus super à l’aise en espagnol, mais ça fait quand même plaisir de comprendre à 100% les gens sans faire d’effort. 😀

On a entendu beaucoup d’histoires de voyageurs au long terme qui viennent pour 2 semaines et finissent par rester 2 mois, car l’atmosphère est détendue, agréable, chill. On ne se prend pas la tête, on vit la “pura vida”.

“- Como estas ?
– La pura vida, amigo, la pura vida”

Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, nous avons jeté notre dévolu sur Montezuma. C’est donc sur un arrêt de bus à l’arrache, en bord de nationale, que nous avons patienté pour prendre le bus nous conduisant à ce paradis reculé. On a désormais l’habitude de ce genre d’arrêt de bus ! Et aussi de ce genre de bus, où certains finissent par faire le trajet debout car il y a plus de gens que de sièges !

Nous sommes allés jusqu’à Puntarenas prendre un ferry, avant de reprendre le bus jusqu’à Cobano et puis de changer de bus pour un dernier trajet – une route en terre pleine de trous – en direction de Montezuma. Ce parcours, un petit peu long et compliqué, explique en partie que le village – au demeurant très touristique – reste préservé du tourisme de masse et des gros cars de ricains en vacances.

Montezuma est un village au cœur de la jungle tropicale, constitué en tout et pour tout de deux petites rues perpendiculaires, où l’on trouve quelques restaurants (ou “sodas”, comme on dit ici), hostels et supérettes. Au nord, il y a des plages et de la forêt. Au sud, il y a des plages et de la forêt. Vous avez donc compris que c’est un village idéal pour déconnecter : on n’y trouve que quelques backpackers, surfers, hippies et familles locales.

Ici, le transport se fait en quad. Les prix de location étant démesurés (comme tout le reste d’ailleurs dans ce petit village reculé !), nous avons été transportés tout du long par celui de notre hôte, Ype, ou par nos jambes.

Eh oui, notre lieu de villégiature pour 8 jours n’était pas situé en centre-ville (si tant est qu’on puisse appeler le centre de cette manière), mais à 3 km dans les hauteurs, au cœur de la jungle tropicale. Et il faut passer par une route un peu défoncée, qui monte et qui descend : un vrai rodéo, surtout quand on est à 3 + 2 gros sacs !

Ype est un hollandais très sympa ayant élu domicile à Montezuma depuis 19 ans, et qui a retapé et agrandi sa maison pour la transformer en maison d’hôtes. C’est aujourd’hui une immense villa, un peu dans le style hacienda espagnole, avec entre autres une splendide vue mer que l’on peut apprécier sur des transats ou hamacs, un immense jardin bien entretenu où l’on peut cueillir directement ses fruits et aussi une population autochtone de singes et écureuils à qui on l’on peut donner les petites mangues du jardin !

Voilà donc un petit coin de paradis AU CALME pour nous, mais aussi pour ses 3 chiens et 2 chats que Patrick n’a cessé d’alimenter en douce ou encore pour le fils de son homme à tout faire qui aimait tant jouer avec Cindy !

Attention toutefois aux autres petites bébêtes en tout genre : les moustiques qui auront eu raison du sang de Cindy, les immenses papillons de la taille d’un poing qui se posent sur les portes ou encore le mini boa constrictor qu’on a vu traîner devant notre chambre un soir ! Ah, bah oui, c’est la jungle ici, hein !

Malgré cela, il y avait tout ce dont nous avions besoin sur place et nous avons donc vécu en autarcie, sans voir le temps passer, avec un bouquin dans une main et un cocktail dans l’autre ! On est sûr que vous arrivez à visualiser ce genre de journée où Cindy commence un bouquin le matin et le finit le soir ! Surtout que le wifi en panne pendant la moitié du séjour nous aura permis de vraiment bien déconnecter…

On s’est presque cru retourner au Népal… pour nos horaires de vie hein, mais pas pour notre activité physique ! Au Costa Rica, nous avons vécu avec le soleil, avec des réveils matinaux et des couchers encore plus matinaux, nous faisant faire des nuits de 12h. La mouche tsé-tsé nous aurait presque piqués, mais qu’est-ce que cette paresse fait du bien après les multiples treks d’Amérique latine !

En plus, on avait droit à un petit-déjeuner très copieux avec du bon café à volonté. Oui, le café est une religion ici quel que soit le boui-boui dans lequel vous le commandez : une vraie renaissance après le Nescafé !

Nous avons quand même bougé nos fesses de temps en temps. Pour aller à la plage par exemple, notamment la Playa Grande, accessible après une petite balade de 25 minutes le long de la mer. Évitez par contre de prendre des raccourcis via les rochers comme nous l’avons fait !

Les plages sont très belles, avec cocotiers et palmiers de carte postale. L’eau est également très chaude (26-28°C) et pleine de vagues pour faire mumuse.

Néanmoins, nous avons été déçus de découvrir autant de morceaux de plastique ramenés par les courants… Décidément, encore un exemple qui montre que l’Homme doit vraiment faire plus attention à sa belle planète… Car, oui elle est vraiment belle, surtout la péninsule de Nicoya dont nous avons observé les côtes une dernière fois sur le chemin du retour. Le Costa Rica, la pura vida.

Après tant de blabla pour raconter si peu d’actions, nous devons vous laisser pour aller nous bouger les fesses au Canada, notre DERNIER pays de tour du monde ! Au programme : 2 semaines sur la côte Est de Vancouver à Calgary suivies de 2 semaines au Québec en boucle autour de Montréal avec la grand-mère maternelle de Cindy ! Nous avons l’habitude de vivre au jour le jour et de ne pas trop réserver en avance ; cependant, on a commencé à réaliser à Montezuma que cela allait peut-être être problématique à cette période de l’année…

Allez, seul l’avenir nous le dira ! A bientôt, à quelques milliers de kilomètres plus au Nord !

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