Huaraz et la Cordiliera Blanca: randonnées dans de somptueux paysages alpins

Arrivée dans la cordillère blanche: 2 jours, 2 treks, 2 bus

Dans les deux jours qu’il nous reste avant de retrouver Cindy à Lima, nous décidons de faire un tour express dans cette région située à 4h au nord de la capitale, autour de la ville de Huaraz. Pour cette dernière étape marathon, nous enchaînerons ainsi: bus de nuit / trek n°1 / trek n°2 / bus de nuit.

En arrivant à Huaraz sur le coup de 6h du matin – la ville parait d’ailleurs très glauque à cette heure là – nous réalisons que les derniers collectivos pouvant nous emmener au départ du trek n°1 partent à 8h. Exit donc notre fameuse règle #187 pour cette fois, le petit-déjeuner sera constitué de nos restes de pain de mie et de dulce de leche avalés à la va-vite !

Après environ 1h de collectivo, nous arrivons à Pitec et commençons le trek de la Laguna Churup. Cette randonnée, censée être assez simple, sert à l’acclimatation à l’altitude avant d’attaquer des randonnées plus dures, comme la Laguna 69 que nous voulons tenter le lendemain. Et cette acclimatation, nous en avions bien besoin ! En effet, nous débarquons de Lima, située au niveau de la mer, à Huaraz, située à plus de 3500m d’altitude !

Cette journée sera donc très rude: nous mettrons plus de 2h à faire la plus grosse partie de la montée (soit environ 500m de dénivelé), alors que moins d’une semaine avant, nous remontions la totalité du canyon del colca (1100m) dans le même temps ! Altitude, quand tu nous tiens…

La dernière étape relève presque de l’infranchissable: cela demande en effet de faire de l’escalade à flanc de roche glissante en s’accrochant à un câble gainé. Patrick, qui n’est pas du tout fan d’escalade, préfère en rester au dernier plateau, alors qu’Angie parvient à monter grâce à un guide d’un autre groupe.

La vue est magnifique sur ce lac perché, même si le soleil décide de se cacher (toujours au moment opportun !) et que, malgré les jolis reflets, le bleu turquoise des photos ne paraît d’un coup plus si bleu…

La redescente s’effectue sur les fesses pour Angie, et est suivie d’un retour en collectivo dans lequel nous rattrapons le sommeil perdu, puis d’une petite balade dans le centre de Huaraz, assez sympathique au demeurant.

 

La Laguna 69: de somptueux lacs de montagne bleus lagon

C’est un réveil des plus matinaux qui nous attend le lendemain: 4h15 ! En effet, nous avons décidé, pour des raisons de simplicité, de passer par une agence pour faire ce trek appelé “Laguna 69”, un des plus beaux de la région. NDLR: rien de coquin ici, le numéro fait simplement référence à un classement administratif, hein 🙂

Un bus passe nous chercher à notre auberge, et sera rempli par la suite, par une très grande majorité de Péruviens: c’est dimanche, et en plus, c’est jour de fête au Pérou ! Nous nous arrêtons à 2h au nord de Huaraz, sur une petite route caillouteuse, prendre des forces dans un petit boui-boui fait pour cela, puis effectuons un second arrêt à un poste de contrôle pour les billets du parc.

C’est alors que le chauffeur réalise que son bus a crevé: ça faisait longtemps ! Malgré la taille du bestiau, la roue est changée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et nous voilà repartis pour notre prochain arrêt avant la marche, la lagune Llanganuco. Cette lagune, perchée à 3900m d’altitude, encaissée entre 2 versants de montagne à pic tels des falaises, est d’un bleu turquoise presque irréel, à la manière du lac Pukaki en Nouvelle-Zélande.

C’est également le point de départ pour le trek de la journée: 2x7km, 700m de dénivelé jusqu’à 4600m… Le départ est assez plat, mais ça se corse très vite en serpentant dans la montagne pour remonter la vallée: la montée est rude pour Angie.

Nous arrivons d’abord à la lagune 68, il ne reste alors plus qu’une heure d’efforts intenses. Après 3h de marche (soit le temps imparti) et beaucoup de courage, c’est avec brio que l’on fête notre arrivée au sommet !

Nous sommes récompensés par une vue sublime de ce lac bleu lagon dominé par un sommet tout blanc.

Il y a beaucoup de monde ce jour là (c’est un jour férié pour les Péruviens), et il y a du coup pas mal d’embouteillages pour monter comme pour descendre le chemin. Nous devrons ainsi attendre sagement dans le bus le retour des plus lents du groupe.

Nous terminons la journée (ou les deux journées, tellement la nuit a été courte !) par un petit dîner dans un très bon boui-boui avant de devoir rempiler pour un autre bus de nuit (le dernier pour Angélique !) et d’aller retrouver Cindy à Lima !

Hasta luego !

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